Le vêtement antique

L'exomide

Au VIème siècle avant Jésus-Christ, les Grecs introduisent dans leurs mœurs le concept de nudité athlétique. Ainsi la beauté et la bonté du citoyen « kalos kagatos » passent par un entraînement quotidien au gymnase afin de se sculpter un corps digne d’être vu. Dans ce cadre la nudité ne choquait pas les Grecs et il était courant de voir des hommes nus dans les gymnases, au cours des jeux athlétiques, dans les campagnes, ou même sur un champ de bataille (les Gymnétes).

 

Le « Chiton » et l’« Exomide » :

 

Les vêtements grecs sont souvent très simples. Le « Chiton » par exemple est un grand rectangle de tissu dans lequel on s’enroule et que l’on va attacher sur les épaules à l’aide de quelques points de couture ou parfois de fibules. On le noue au niveau de la taille à l’aide d’une ceinture en tissu de sorte que le côté ouvert du rectangle ne laisse pas voir les parties intimes. De courte taille, il ne recouvre généralement que le torse et descend au maximum jusqu’aux genoux. L’« Exomide » quant à lui est encore plus simple car il s’agit de la même méthode à l’exception qu’on attache le tissu sur une seule des deux épaules, généralement la gauche pour permettre au bras droit plus de mouvement.

 

L’ « Himation » et la « Chlamyde » :

 

L’ « Himation » est un grand drap de lin ou de laine que le citoyen va revêtir lorsqu’il fait froid ou pour paraître en assemblée. La couleur privilégiée était le blanc, symbole de pureté, et les façons de s’en draper étaient multiples. La « Chlamyde » fait aussi office de manteau mais est en général plus sobre et destinée aux voyages. Là encore un simple rectangle de lin épais ou de laine solide fait l’affaire. On la fixe sur une des épaules à l’aide d’une broche lorsqu’on marche et le voyageur s’en sert de cape contre la pluie ou de couverture pour la nuit.

 

Les chaussures :

 

Pour ce qui est des chaussures, les Grecs portaient des sandales ouvertes très proches de nos « tropéziennes » actuelles. La sandale du soldat, la « Krépis », remontait bien sur l’arrière du pied pour maintenir les chevilles.


 

Les sous-vêtements :

 

Peu mentionnés dans les sources antiques et très peu représentés il est toutefois fort probable que beaucoup de femmes en portaient. Le « Périzoma » par exemple est une sorte de ceinture de lin qui permet de cacher les parties génitales, c’est un petit rectangle de lin que l’on va nouer autour de la taille à l’aide d’un lien. Ce « Périzoma » est rarement représenté car une femme ne doit pas apparaître en public avec cet unique vêtement mais il est visible sur de nombreux vases représentant des athlètes ou des enfants. Toute chose étant, il est sûr que certaines femmes se bandaient les seins à l’aide de larges bandes de tissu.

 

« Chiton », « Peplos » et « Himation » :

 

Le vêtement minimum que doit porter une femme en public est le « Chiton », similaire à celui de l’homme, il n’en diffère que par la taille. Ainsi il peut être porté soit court et ne couvrir que le torse de la femme et ses cuisses, soit long et recouvrir la femme jusqu’aux chevilles, voire aux poignets. Il suffit pour cela de tendre le surplus de tissu vers les poignets et de l’accrocher. La femme peut porter par-dessus le « Chiton » ce qu’on appelle le « Péplos ». Ici ce sont deux rectangles de tissu cousus ensemble sur la moitié de leur longueur et qui seront ensuite attachés là aussi sur les épaules. La longueur du « Péplos » peut permettre à la femme d’avoir un rabat qui tombera sur sa poitrine. La femme peut le porter de différentes manières et ainsi accentuer ou diminuer son décolleté à sa convenance. Enfin, la femme peut porter un himation dans lequel elle peut se draper ou se couvrir la tête.

 

La coiffure :

 

Seules les prostituées ou certaines prêtresses (comme les prostituées sacrées du temple d’Aphrodite à Chypre) peuvent paraître les cheveux lâchés car c’est un signe érotique fort qui est perçu comme vulgaire pour une bonne citoyenne. La femme s’attachera donc toujours les cheveux à l’aide de lien en cuir, en tissu ou même de couronne de fleurs. La coiffure peut être simple et se résumer à un simple chignon ou peut être complexe et nécessiter l’aide de servantes. Les jeunes filles portent souvent de simples couronnes végétales autour desquelles elles attachent leurs cheveux. La coiffure est parfois embellie à l’aide de diadèmes et autres bijoux réservés à l’élite.

 

Les accessoires:

 

Il existe de nombreux bijoux dans le monde grec. La plupart sont en cuivre ou en bronze mais certaines femmes riches pouvaient porter de l’or ou de l’argent. Les bijoux sont souvent asexués et peuvent être portés par les femmes ou les hommes, à l’exception des boucles d’oreilles. A l’époque classique beaucoup de bijoux proviennent du monde perse et adoptent ainsi des motifs et des formes orientaux. Un autre accessoire très prisé est le parfum. Les Grecs étaient très sensibles aux odeurs, ainsi les femmes s’enduisaient les cheveux, la poitrine et les pieds d’huile parfumée. Enfin les femmes pouvaient se maquiller mais dans ce cas elles utilisaient des produits hautement néfastes tels que du cyanure, du plomb, de la céruse ou de l’antimoine.

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14/03/2017